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Peut-on refuser de guérir ?

 

Je souhaiterais partir de certaines expériences personnelles afin de mettre en avant plusieurs comportements reflétant un le refus de la guérison.

J’ai travaillé un certain temps avec une personne âgée atteinte de divers maux.

Je vais l’appeler Pilar.

Parmi ses enfants, personne ne « pouvait » ou ne « voulait » prendre en charge leur mère dont l’état de santé se détériorait de jour en jour. Ils l’ont donc laissé seule dans un petit appartement dans un village. Appartement dont elle-même paye le loyer à l’aide d’une minuscule pension qu’elle a. Sa fille est restée dans leur grande maison familiale à la campagne. Elle a donc fait appel à moi en pensant que j’étais capable de  »la remettre sur pied ».

Cette dame au cœur doux m’a fait confiance et nous avons commencé à travailler ensemble.

Il y avait là énormément de travail d’accumulation de déséquilibres et une intoxication à la médication durant des décennies sans compter les diverses charges émotionnelles qui l’alourdissent. Une arthrose avancée du genou droit, une fibromyalgie, des problèmes divers du système digestif, une prise quotidienne d’anticoagulants (sintrom), un rein totalement défaillant, des antidepresseurs et je vous passe le reste. Comme nous le savons, dans la plupart des cas de dégradation de la santé le corps physique ne fait que manifester les souffrances et déséquilibres intérieurs. Déséquilibres émotionnels et mentaux. A cela s’ajouter une hygiène de vie qui ne correspond pas aux besoins physiques généraux. Je parle de ce cas comme de multiples autres cas dont l’état s’est vu dégradé de plus belle au fil des années passées sur terre.

C’était une dame qui venait de la campagne espagnole et qui a vécu dans la misère profonde dans des conditions très difficiles. La misère et le manque a marqué toute sa vie.

C’est comme un conditionnement inconscient dont elle ne peut sortir.

Les personnes qui ont été marqué par le manque matériel par exemple, sans avoir travaillé sur d’autres aspects de leur être, auront toujours  »faim » et ce manque guidera toute leur vie, à défaut de travailler leurs vertus. Un grand choc émotionnel a marqué la vie de Pilar : la perte de son fils dont elle ne s’est jamais remise suivi de celle de son mari.

Une tristesse et douleur profonde ont été les prémices de ses maux physiques.

Après plusieurs entrevues, je lui ai proposé de travailler sur plusieurs points dont les trois prioritaires :

1. Un changement de nutrition.

2. Un travail de maîtrise émotionnel.

3. La recherche d’objectifs à court et moyen terme (dont les deux premiers points en font partie)

Nous avons commencé à mettre en place un petit programme personnalisé qui prend en compte les déséquilibres physiques, la médication, les habitudes, la physiologie, etc… Le changement nutritionnel n’était pas du tout évident à mettre en place pour une personne âgée. Les habitudes étant bien ancrées.

Je vous ai résumé chaque point afin que vous puissiez comprendre la démarche.

 

1. Le Changement Alimentaire

Le premier constat étant une inflammation généralisée.

Tous les maux physiques, lorsqu’ils ne sont pas d’ordre fonctionnel, viennent d’un terrain acide qui favorise les inflammations.

Ces inflammations se manifestant de manière différente selon chaque personne et souvent sur les organes les plus fragilisés. Plutôt que d’agir sur tel ou tel symptôme, il faut aller vers la cause ou une des causes. C’est toujours le même principe, on dirait que l’être humain ne veut pas comprendre cette manière de penser, très simple. Il se débat dans des questionnements futiles qui ne font que remuer de la boue. C’est une LOI !

Dans ce cas, il faut agir sur les sources inflammatoires :

. Alimentation

. Émotions

Concernant l’alimentation :

On supprime au maximum les sources inflammatoires (ou les minimiser pour certains en prenant en compte que cette dame était âgée donc avec des habitudes très ancrées) et on les remplace par une alimentation quasi exclusivement anti-inflammatoire. Il faut ici prendre en compte la médication et donc les contre-indications de chacun des médicaments. Si la médication est lourde, des précautions sont à prendre en compte. Par exemple, l’anticoagulant de la marque Sintrom est aussi un anti-vitamine K car la vitamine K est un coagulant par excellence. Pilar en prend depuis plus de 6 ans suite à une thrombose. C’est énorme. Il n’est pas évident d’exagérer sur certaines aliments qui en contiennent (choux cuits notamment) au risque de contrecarrer l’efficacité du médicament. Évidemment, il en faut des quantités énormes de vitamine K, cependant il est tout de même bon de prendre en compte tous les détails.

Même si le but à long terme est l’arrêt de toute prise médicamenteuse, il n’est pas question d’arrêter quoi que ce soit pour l’instant ! Nous nous concentrons d’abord sur les changements alimentaires en prenant en compte la médication. On se concentre sur les médicaments dont l’arrêt n’engendre pas de dangers, comme le somnifère ou l’antidouleur.

Pilar réapprend petit à petit certains principes de base.

Elle a pu arrêter la prise de somnifère grâce à une tisane prise quotidiennement à base de passiflore (grâce à son effet sédatif).

J’étais très confiante au début et enthousiaste à ces perspectives d’amélioration et de changements. Je vous passe le détail de ce que nous avons mis en place et en parlerai sûrement lors d’un autre article ou vidéo.

Au fur et à mesure de l’accompagnement, le facteur de l‘affect émotionnel revient très souvent. La douleur de la perte est grandement présente et le chagrin dirige chacune des cellules dégénérescentes de Pilar. Croyez-vous vraiment qu’une quelconque alimentation pourrait sublimer ces effets ?

Je vous dis que non ! Au mieux il y aura stagnation.

Pas d’amélioration. Les émotions de douleur intérieures sont tellement fortes que l’acidification émotionnelle est plus forte que l’alcalinisation apportée par l’alimentation. Un grand processus de nettoyage n’aurait pas suffit et aurait même été dangereux. Dans ce cas, un jeûne n’aurait pas été adapté. Il aurait plutôt été plus judicieux d’aller progressivement, très progressivement et étant vigilant aux changements se manifestant.

 

2. Les Émotions

La peur et l’insécurité dirigent chacune des pensées et des actions de Pilar.

Ces pensées (en plus d’autres facteurs) sont acidifiantes pour les cellules et lorsque chacune d’elles est nourri constamment, je dis bien constamment, à ces émotions très basses, il est normal qu’une grande toxicité se densifie et se manifeste sous forme de corps tangibles et de déchets dans le corps.

Nous avons commencé à travailler sur les indicateurs émotionnels et ce qu’ils révèlent. Pouvoir mettre des mots sur ce que l’on ressent est d’abord l’étape première, essentielle. Après avoir identifié l’émotion (ou les émotions) en question, Pilar s’interroge sur ce qu’elle révèle. Ce n’est pas un travail facile et il est important dans un premier temps de conscientiser l’émotion afin de se pencher sur la cause de celle-ci. C’est un travail long et ardu. Durant ce travail, j’aime symboliser par des actions le travail interne effectué. Pilar s’engage donc (envers elle-même) par des actions à dépasser son passé. Je lui propose différents outils en ce sens.

 

3. Les Objectifs à Court ou Moyen terme

En complément des objectifs à court et moyen terme qui sont représentés par les deux point précédents, un objectif à long terme sert à prendre conscience de la direction vers laquelle l’on veut tendre sa vie. Beaucoup de choses se sont éclairées suite à cette question : « Lorsque vous serez totalement guérie, que feriez-vous ? » Au vue de la réponse, accompagnée d’autres questions pour m’en assurer, je me suis bien évidemment rendue compte que Pilar ne croit pas en sa guérison. Elle ne l’envisage pas comme étant une possibilité, comme un but à atteindre.

Malheureusement, Pilar a choisi de se plaindre et n’est pas prête aux changements. Elle n’est pas prête à se détacher de l’emprise familial et de la dépendance néfaste du système médical. Elle est incapable de prendre une décision par elle-même qui soit autrement dictée par des automatismes ou des peurs. Aucune perspective nouvelle n’est envisagée puisqu’elle n’a pas d’objectifs, de rêves, de buts. Elle se laisse mourir, si ce n’est qu’elle est déjà morte.

Cependant elle a toujours  »toute sa tête » et c’est ce qui me fait tenir et penser qu’il y a tout de même une ouverture, malgré le tableau peint ici.

A chaque problématique sa solution, à condition d’être prêt et d’accepter de changer de perspective, autrement seule la bout se manifestera comme horizon.

 

Je vous souhaite de bien prendre soin de vous.

A très bientôt.